LA PRESSE
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La dépeche du Midi du 14 avril 2005
NOUVEAU. LA MONTÉE EN PUISSANCE DU JEUNE HOMME ORIGINAIRE DE MASSY SE CONFIRME.
Romain Millo-Chlusky monte dans la hiérarchie
Le deuxième ligne toulousain a de plus en plus de temps de jeu au sein de l'équipe une. Entretien.
Pensez-vous être sur le bon chemin…
« J'avais un peu joué en début de saison puis la coupe d'Europe arrivait jusqu'à cette blessure au genou qui m'a tenu éloigné deux mois et demi des terrains. J'ai fait beaucoup de travail derrière pour revenir à un bon niveau et réincorporer l'équipe « une ». Ce fut beaucoup de travail même si la reprise fut relativement difficile. Mais le travail paie. On peut dire que je suis sur le bon chemin. »
Votre blessure vous a-t-elle servi ?
« Disons que, physiquement, cela fait une grosse coupure. Mais je dirai que l'évolution s'est plutôt faite dans la tête, avec un gros travail mental. Je me suis beaucoup remis en question. Je me suis dit que rien n'est acquis finalement, qu'il n'y a que le travail.
»Je dois saluer aussi le soutien des amis, des copains, des partenaires qui m'ont vraiment beaucoup soutenu dans cette guérison. »
Avez-vous été surpris de votre titularisation pour le quart de finale ?
« Pour le quart de finale, je faisais partie du groupe et j'étais déjà très heureux. Ce fut une grande suprise et, évidemment, un grand honneur quand Guy Novès a annoncé la composition d'équipe au milieu du terrain du Stadium. »
Cela veut dire que vous avez progressé…
« Cela veut dire que j'ai plus la confiance des entraîneurs. J'ai évolué mais je sais qu'il me reste beaucoup de secteurs à travailler, notamment le secteur aérien. Être plus mobile également mais j'ai conscience d'avoir progressé. »
Avec la blessure de Fabien Pelous, vous allez devoir assumer votre nouveau statut.
« La blessure de Fabien est très handicapante parce qu'on ne perd pas seulement un grand joueur mais également un meneur. Pour moi, Fabien Pelous est un exemple. Chaque fois que je fais des déplacements, je m'entretiens avec lui, je lui demande des conseils. Il m'oriente, il me guide. C'est d'une certaine façon mon mentor.
»La pression est maintenant sur nous, les autres deuxièmes lignes. À nous de faire le nécessaire pour offrir à Fabien un retour dans les meilleures conditions. »
Propos recueillis par Philippe Lauga
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La filière de Massy
Romain Millo-Chlusky vit déjà sa cinquième saison au Stade toulousain. Formé à Massy comme Grégory Lamboley, ce jeune homme qui aura 22 ans la semaine prochaine (le 20 avril) est arrivé au Stade en juniors et a de suite été champion de France Reichel puis champion de France Espoirs. C'est cette année qu'il a disputé le plus de matches en équipe une malgré sa blessure : 17 en championnat, inscrivant également son premier essai sous le maillot toulousain (contre Bayonne à Ernest-Wallon).
20 minutes du 23 mars 2005
Les Rouge et Noir prêts pour le sprint final |
| Mercredi 23 mars 2005 |
| Pour les Toulousains, les choses sérieuses ont (re)commencé hier matin, avec le retour des internationaux (Servat, Pelous, Lamboley, Michalak, Jauzion, Heymans), au terme du Tournoi des VI Nations. « On les retrouve dans d'excellentes conditions physiques et morales, affirme le manager général Guy Novès. Sauf bien sûr Baby [suspendu] et Thomas [blessé]. Maintenant, nous allons devoir élever notre niveau de jeu. Ce ne sera pas facile les premières semaines, mais il nous faut des résultats d'entrée. » Et cela, dès vendredi face à Brive en Top 16. Puis une semaine plus tard contre les Anglais de Northampton, en quart de finale de Coupe d'Europe. « J'attends un jeu plus dynamique, avec plus de fraîcheur physique, donc moins de ballons tombés », ajoute Novès. Les internationaux disponibles devraient être titulaires vendredi. Mais pas Isitolo Maka. Le nº8 est blessé à la cheville et n'a pas convaincu les entraîneurs toulousains. Nicolas Stival |
Métro du 10 mars 2005
| La double reconversion de Didier Lacroix Fondateur de l'agence de communication A La Une, Didier Lacroix n'a pas pour autant délacé les crampons. L'ancien flanker rouge et noir entraîne, avec Emile N'tamack, le réservoir Espoirs du Stade toulousain.(10/03/2005) |
20 minutes du LUNDI 7 MARS 2005
Les Stadistes broient du noir |
| Toulouse, 4e, n'a pu ramener que le point du bonus défensif de Biarritz, 2e, (20-18) samedi, lors de la 22e journée du Top 16. « Le meilleur du match a gagné, mais j'espère que nous nous retrouverons sur un terrain neutre », estime Guy Novès. Le manager général stadiste déplore un arbitrage favorable – selon lui – aux Basques. « Il faut voir le décompte des pénalités concédées par Toulouse et Biarritz, ainsi que des obstructions sanctionnées pour Toulouse, et pas pour Biarritz. » Certes, mais le BO a été injustement privé d'un essai (comme à l'aller) pour un passage en touche imaginaire d'Harinordoquy (30e). Menés à la pause (11-15), les Biarrots ont logiquement inversé la tendance – avec l'aide du vent – en seconde période. Mais la défense stadiste, combinée à la réussite d'Elissalde (cinq pénalités) et de Michalak (un drop), ont permis à Toulouse de rester dans la course jusqu'au bout. Nicolas Stival |
20 MINUTES DU 4 Mars 2005
Le plat de résistance après les amuse-gueules. Toulouse, 3e, rend visite à Biarritz, 2e à égalité de points, demain à 15 h 10 (en direct sur Canal +). Avant ce choc de la 22e journée du Top 16, les coéquipiers de Labit ont corrigé à domicile Montpellier (64-26) puis Grenoble (36-3). « Les deux derniers matchs ont permis de retrouver le vrai esprit de notre équipe, fondé sur les initiatives collectives, note Serge Laïrle, l'entraîneur des avants. Mais Biarritz est aussi très performant actuellement [six succès d'affilée en Championnat]. Ceci dit, la pression sera tout de même sur eux. » Les Basques gardent encore le match aller en travers de la gorge. Le 25 septembre dernier à Ernest-Wallon, les Rouge et Noir l'avaient emporté dans les arrêts de jeu (26-25). Grâce à une pénalité de 51 mètres réussie par Heymans. Et à un arbitrage assez bienveillant pour les locaux. Laïrle craint toutefois moins la rancune du BO que les lacunes affichées par Toulouse hors de ses bases. « Nous n'avons pas montré notre grande valeur à l'extérieur, notamment à Bayonne [18-15, le 5 février]. Il va falloir réagir, sinon on risque de prendre beaucoup de points. » Face à un BO privé de Marlu, meilleur marqueur du Top 16 avec 11 essais, le Stade devrait retrouver Brennan mais pas Bouilhou, touché au coude. Ni bien sûr le joker appelé à pallier les blessures des trois-quarts Garbajosa, Jeanjean et Thomas. Un joker qui pourrait être, selon L'Equipe, le centre gallois Mark Taylor (32 ans, 47 sélections). N. S. |
METRO 3 Mars 2005
Heymans : “Les Biarrots ont la pression, pas nous”
Rappelé hier avec le XV de France pour la quatrième rencontre du Tournoi, le 12 mars prochain à Dublin face à l’Irlande, Cédric Heymans, l’ailier toulousain qui avait crucifié les Biarrots au match aller, grâce à une pénalité des 55 mètres à la dernière minute du temps réglementaire, revient entre autres sur le choc de ce week-end, entre Biarritz et Toulouse, respectivement 2e et 3e du Top 16. (03/03/2005)
•Le Biarritz olympique vous attend de pied ferme et surtout en pleine confiance après avoir remporté sa 5e victoire d’affilée dans le derby basque face à Bayonne. Vous ne comptez pas leur faire le même coup qu’à l’aller ?
•Je n’ai pas cette prétention… Ce que je sais c’est qu’ils sont dans une très bonne passe. A Bayonne, nous avions perdu des points (18-15), donc on peut dire que les Biarrots sont mieux que nous.
La confiance est là : entre eux, ils s’appellent les Galactiques, mais c’est sur eux que porte la pression… pas sur nous. Si on fait un résultat là-bas, ça sera une surprise. Bayonne l’a réussi, pourquoi pas nous…
•Personnellement, comment vous sentez-vous ?
•Ces temps-ci, j’étais un peu dans le creux de la vague parce que j’avais fait la tournée d’été avec le XV de France. Pour ne pas couper avec le rugby, durant la semaine de vacances de Noël, où j’aurais mieux fait de me reposer, je venais m’entraîner ici (à Ernest-Wallon, ndlr) tous les jours. Je n’aurais pas du puisque trois semaines après, je me suis blessé. Physiquement, je n’en pouvais plus. Mais ça revient très fort : je m’entraîne tous les jours, j’augmente toutes mes charges de travail et physiquement ça suit. Ça revient doucement, et collectivement je reprends de nouvelles sensations, c’est très agréable.
•Que pensez-vous du déficit dû aux blessures (Garbajosa, Jeanjean, et dernièrement Thomas) que rencontrent les lignes arrière toulousaines ?
•Ça va être assez dur. Le club est à la recherche d’un joker, ce qui me paraît logique puisque, ne serait-ce que sur un exercice d’entraînement, on ne peut pas tourner (nous sommes deux ailiers et un arrière). Mais des jeunes espoirs sont plonger dans le grand bain, ils nous ont garanti qu’il allait y avoir de la concurrence, donc à nous de montrer qu’on est là et de nous imposer.